Publié sur Energy Policy en 2023
Le secteur de l'énergie s'efforce de relever de nombreux défis : satisfaire la demande énergétique croissante, respecter les exigences des politiques en matière d'énergies renouvelables et moderniser les infrastructures vieillissantes. Les projets énergétiques sont complexifiés par les controverses qu'ils peuvent susciter entre les parties prenantes, engendrant des désaccords sur les impacts environnementaux, économiques et esthétiques. Les conflits tels que les manifestations, les pétitions ou les poursuites judiciaires peuvent entraîner des retards et des dépassements de coûts, difficiles à prévoir pour les promoteurs de projets. À partir de la littérature et des médias, cette étude vise à identifier les tendances des controverses liées aux projets énergétiques. Elle utilise une analyse de contenu mixte, déductive et inductive, pour déterminer les actions, les phases de projet et les parties prenantes les plus fréquemment abordées dans la littérature académique et les médias. Grâce à l'analyse des cooccurrences de codes, l'étude évalue quelles parties prenantes entreprennent des actions spécifiques à différentes phases du projet. Les résultats montrent que les opposants les plus actifs aux projets de développement énergétique sont les membres de la communauté, et que les actions d'opposition sont plus fréquentes lors de la phase de proposition. Ces résultats soulignent l'importance d'impliquer les communautés dès les premières étapes du cycle de vie des projets. L'opposition se manifeste généralement par la diffusion d'informations au sein des communautés, notamment par des lettres aux journaux, des bulletins d'information en ligne et des réunions publiques. À partir de cette analyse, des recommandations politiques sont formulées à l'intention des promoteurs de projets énergétiques afin de mieux anticiper et atténuer les conflits.